Le
droit de la propriété intellectuelle confère à
l'auteur un certain nombre de droits sur l'exploitation de son oeuvre .
Le législateur a cependant pris garde à ne pas trop limiter
les conditions d'utilisation d'un texte, en ménageant deux exceptions
au droit commun :
Ces exceptions, adaptées à l'édition- papier
risquent d'être redoutables pour les oeuvres en ligne .
En effet, à partir d'une "courte citation", a fortiori de l'usage
privé de l'ensemble d'une oeuvre, , il est possible
de dupliquer une oeuvre en plusieurs milliers d'exemplaires sans risque
de la détériorer (On ne parle ici que des oeuvres à
télécharger sur un ordinateur, non des e-books qui
sont des terminaux indépendants, en théorie, les uns
des autres ) .
Comment alors le droit pourra-il condamner les reproducteurs ?
Ceux-ci peuvent dupliquer l'oeuvre sans la détériorer, donc
sans atteinte au droit moral de l'auteur; à l'infini ; et
invoquer ensuite l'exception de copie privée ....
Deux affaires récentes, qui ne concernent par l'édition en
ligne, mais les oeuvre musicales, ont montré l'attention que porte
la jurisprudence à ce problème de droit .
( Affaire
Queneau mai 1997/ Affaire
Sardou/ Brel 14 aout 1996 ) .
Faut-il donc supprimer les
exception de copie privée et de courte citation pour les oeuvres
en ligne?
On y arrivera sans doute
( nous renvoyons à la récente polémique sur les fichiers
MP3 ), mais cela nuira aux possibilités d'échange du
réseau Internet .
Des solutions techniques
ont été proposées : "signifier" (un terme, bien peu
explicite en vérité, du Conseil d'Etat) le refus de copie
privée à l'acheteur de livres en ligne ... Mais comment ?
: autoriser les "copies techniques" (les caches par exemple qui posent
de grandes difficultés : faut-il les interdire, alors qu'ils sont
essentiels ? ) et interdire les autres : c'est la position d'un projet
de directive communautaire du 10 décembre 1997 .